Top articles
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Jeux de l'amour et fuites du langage
S'ils savaient ce qu'ils peuvent me révulser. Il est humain et j'ai tellement rêvé fuir et ne plus jamais le voir, jouer l'égoïste à mon tour en fermant les yeux sur toute son humanité, plutôt qu'essayer d'ouvrir les siens à ce sujet. Après tout, si je...
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Paris-Perpignan
Gare de Lyon. Pour moi dont parcours et repères se situent au nord de la Loire, les destinations -Lyon Perrache, Marseille, Agde...- sont déjà un dépaysement, malgré le froid, le vergla et la grisaille. 7h20. Dans les wagons, l'accent des passagers comme...
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Du mouvement, chez les profs et les étudiants...
C'est sans doute triste à dire, et certainement peu prometteur, mais avouons le, j'aime l'université. Certes, cette grosse bête grève indéniablement le budget étatique, engraissé comme on sait sur le dos du contribuable. Que l'investissement par étudiant...
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*Bim*
Je ne t'en pensais plus capable. Ou plutôt ne m'en pensais plus atteignable. Je pensais avoir réussi à la distance et le détachement ; que tes avis comptaient, atteignaient la raison, tonnaient sans assommer. Je pensais avoir pris assez de recul pour...
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Ta douleur
Pour A. C'est vrai qu'il est agréable. Retrouver ses bras, retrouver sa voix, ses mots dont on sait qu'ils ne valent rien, mais qui, sur le coup, font tant de bien. Se retrouver deux. Je sais ta solitude, je sais ce que l'on peut en venir à faire pour...
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La jetée
Ce n'est pas de la lâcheté, même si je l'ai souvent cru. Mais tu n'es pas lâche, non, pas plus que cruel. C'est, je crois, plutôt de l'indifférence. Sans doute pour ça que tu ne t'excuses jamais -non, ça c'est parce qu'on ne s'excuse pas tout seul ; bordel...
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Casseroles en retrouvailles (1/2)
Le soir d'été qui tombe, doux et léger comme une caresse, un pan de soie velouté qui enveloppe délicatement les corps où se floutent les frontières entre la chair et l'air. Ils se sont croisés peu avant, se sont reconnus à grand renforts d'exclamations...
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L'effroyable vide de l'après-midi
Ce sont ces après-midi qui m'effraient. Les après-midi sont faits pour les gens occupés, pour être au bureau, au boulot. Travailler seul et de soi même est trop difficile l'après-midi. L'après-midi est lié à la langueur, à cette chape de tristesse qui...
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Manque
En ce moment, de fatigue je pase mes soirées un peu comateuse devant l'écran. Alors j'en profite pour y lire un peu plus de poésie, ce qui ne fait pas de mal. Les impressions de la post-ado sont donc si banales qu'elles ont déjà toutes été chantées !...
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Dépirrité
Juste comme les autres. Mieux qu'un autre, pire peut-être ? Il se pense et se présente mieux, peut-être ce qui le rend pire à mes yeux. Il se veut mieux et espère sincèrement l'être, ce qui peut le rendre tel ; un peu. Mince couche de verni qui peut un...
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Bouquiner
Entre deux ballades j'ai retrouvé mes bouquins -dont certains m'accompagnent en bord de Loire, ronronnant dans un coin de l'esprit. Comme toujours je joue la facilité, bouquine du poche et du "J'ai lu", de préférence paru il y a moins d'une paire d'année....
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A formes trop données, on finit par voir les dents
Et même si tu veux, on y mettra un brin les formes. On souriera, on badinera, on trinquera parce que ça se fait et qu'en ces cas il fait bon d'enchainer les verres. On dansera ? J'en doute n'ayant pas, tu sais, les courbures des jolies nanas qui enflamment...
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Qu'humain
Partir, partir. Le vouloir du moins? Le détester, parfois, pour ce qu'il est ; détester cette blessure que je me suis faite, se sentir trahie par ses propres choix, comment ais-je pu vouloir ça ? Se sentir si vide à l'intérieur, à peine irriguée de douleur....
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Allez danse, allez chante...
Allez prend la vie comme un jeu ! Mauss, il y a quelques mois envahissait mes oreilles. Accroche agréable, ouais, m'enfin c'est plutôt dix-sept que vingt ans son truc là... Cependant c'est pas faux. Et puis en soufflant les bougies c'était de plus en...
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Vacances
Fin de partiels aimablement répartis sur quatre semaines... La pression redescend doucement. Semestre original à trois heures de cours par semaine, uniquement des options ; professeurs en cours alternatifs ou aux abonnés absents. Et manuels, fiches et...
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Cruauté
(le mot même me fait horreur) Il est tellement de douleurs, volontairement ou non infligées. L'homme exploite peut être l'homme, mais bien tout autant le meurtrit-il avec plaisir. Oh vous me direz c'est un peu fort ; c'est vrai il y a les lois, il y a...
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A vif
Sur l'absence de peau on avait jeté une chemise. La plus douce y paraitrait encore trop rude. Et puis, il fallait bien vivre, n'est ce pas ? Faire comme si, faire comme ça, comme il fallait qu'on attende de toi. Il fallait bien vivre, et toi, ça va ?...
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Qui s'bécottent sur les bancs publics...
Des centaines qui sont mêmes, mais surtout ne leur dites pas, pour eux ne sont-ils pas uniques ? Main dans la main, yeux dans les yeux ; ou doigt pointé sur une quelconque observation captivant les deux regards, ils font sourire ou grimacer les passants,...
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Mes mots sont alités de trop de ratures.
Mes mots sont alités de trop de ratures. Ce petit diable qui me toise, hautain, et m'enjoint à tracer, à forcer, me battre en silence pour l'écrit, ces vocalises sans bruit qui ne veulent plus, usés après avoir lassé la main. Les mots m'échappent, eux...
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Decirte
N. Te dire. Te dire me peurs et mes angoisses, mes douleurs intérieures, mes bonheurs, te dire ces impressions qui passent... Ou pas. La plus forte souvent, mélangeant peur et douleur, qui me ronge trop souvent sans remède trouvé. Te dire le désir. Désir...
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Parité
Lasse aussi de ces corps de femme exposés, étalés, bradés partout à nos regards. Pour une femme imposée, j'aimerais un homme à coté, une femme soldée un homme offert avec. Pour un galbe de poitrine vantant le premier produit du plus lointain rapport,...
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Rim... aïe
Eh, muse, où es-tu aujourd'hui ? Flamèche en mon coeur incertain Eteincelle aux brumeux desseins Serais-tu partie de nuit ? Quel origine à ce dépit ? T'aurais-je par trop offensée Pour que tu me tienne écartée De toi incitation chérie ? Ta présence au...
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Solitude en situations
Ni souvenir d'après-midi ni de fou-rires complices. Pas d'éclate en boite et pas de cuites en soirées. Pas de danses et rien d'intense. Ni ami d'enfance ni retrouvailles quotidiennes souriantes. Ni bouffes sympas ni coup de fils interminables. Ni confidences...
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Blues
Me revient cet affleurement de sensibilité, à vif comme les chairs abimées, trop sollicitées, qui n'ont pu encore développer de cal ou de cuir. Douleur, douleur et larmes acides par dessus. Je me reprends à pleurer, sans le vouloir ni le prévoir, traversée...
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Nouvelles histoires
Moins intime et plus largement publiés, j'ouvre en parallèle de ces pleurnicheries et bonds émerveillés (j'ai vu passer aujourd'hui toute une famille de chevreuils tandis que le chien peinait à rattraper un faon. Avez-vous déjà vu comme leur dos se tord...