Migraine post débordement

Publié le par Gabrielle

C'est de pire en pire je crois. Non pas les pleurs en eux mêmes, toujours aussi dévastateurs ; mais alors qu'elles éclataient auparavant en cas de trop plein -même pour rien- les larmes aujourd'hui paraissent intarissables.

C'en est effrayant à vrai dire, comme tout ce qui semble incontrôlable. Ca n'en fini plus et ça peut durer longtemps, sans cause réelle ni fondement. Juste des pleurs bouleversants.

Et, tout récemment, l'idée froide et implacable malgré la lâcheté. Ce n'est pas courage que de vivre en chialant, juste parce qu'on ne se sent pas d'arrêter.

 

Ca me tombe dessus moins souvent qu'auparavant, moins brusquement aussi. Fini -et heureusement- le temps ou je craignais de fondre en plein cours sans la moindre provocation.

Non, ce libéralisme là s'est tari, fixant des règles auxquelles il ne déroge pas. Le vase est plein mais il ne déborde plus tout seul.

En revanche attention ; à la moindre secousse le voilà qui vole en éclats.

 

Là où j'épongeais souvent quelques gouttes, je me retrouve de temps en temps à passer la serpillère. Bon, c'est moins souvent. Mais merde qu'est ce que ça prend comme temps !

Et à genoux à réparer tout ça, pour le coup rien d'autre n'est faisable en même temps.

 

J'étais devenue experte des cachettes provisoires où déverser un peu ma coupe. J'apprends à négocier le temps nécessaire à complète vidange.

 

 

Un public éventuel ? J'ai la « chance » d'avoir sous le même toit un exemplaire assez parfait du « quatre mots par jour ». Matin midi et soir, on vit à coté sans vivre ensemble. Ca geeke -regarde pas au dessus de mon épaule !-, ça mange -mais chut, c'est l'heure du journal- et l'écran occupe encore les soirées. Le colocataire idéal à vrai dire.


J'ai jamais pu blairer la coloc à deux. Mais au moins je préserve la mascarade : ectoplasme vivant, il me suffit d'user des pièces abandonnées.

Publié dans Divers

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