Mardi 13 mai 2008
C'est vrai ces pages sont un peu abandonnées ces derniers temps ; un mois quand même sans un billet...
Sans honte ni regret bien que pourtant qu'ils soient à présent parmi les sentiments les plus courants... Les seuls peut être ?
Sans ressentir, peut-on encore écrire ? Parfois j'en doute.
Parfois aussi c'est une douce excuse à ma flemme, que de ne pas forcer les mots qui "ne veulent pas"... Même l'écriture je ne la maîtrise pas, mais force-t'on l'inspiration ?

J'écrivais il y a longtemps, ma muse est une impétueuse. Et, vrai, c'était le temps où elle m'appelait encore, parfois même régulièrement, guidant la main sur le papier.
Temps plus ancien encore où elle m'accompagnait même au quotidien, douce présence des idées fourmilliantes qui me faisaient garder toujours à portée de main une feuille et un stylo.

De la belle merde, certes, garnissait mes feuilles et par extension, ma cervelle aussi sans doute.
Qu'importe. Egoïste évidemment j'écris pour le plaisir des mots qui coulent, logorrhée sans intéret autre que l'instant d'écrire quand on se sent poussé.
Après tout quand on n'a plus de ressenti que dans l'instant...

Vrai, j'ai souvent préféré la facilité. Suer, besogner, accoucher d'un texte m'allait -et me plaisait en grande partie- dans le scolaire et la raison, nuancés parfois mais toujours très droits.
Feignasse !!!
Il faut souffrir pour être beau parait-il.
Ecriture plaisir, écriture loisir, de gare -ou d'arrêt d'autobus, plus fréquents-... Ecrits tus.

Si encore je faisais mieux à coté ; toute inspiration, toute créativité s'est barrée, j'ai l'impression.
Mine de rien c'est parfois compliqué à gérer, ne serait-ce que pour se faire à manger.

Peut-être lié à tous ces désirs enfuis avec ?

Reste l'instant, l'instant, toujours trop fugace pour le temps d'attraper la plume ou de rire, ne laissant qu'une vague idée déjà fumée, un sourire un peu lointain...
L'instant, l'instant, mais que construire dessus...
par Gabrielle
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Dimanche 13 avril 2008

Parce qu'il parait que c'est à la mode, parce que s'il ne pouvait y avoir de chaînes que là...
Parce qu'il n'y a pas besoin d'aller si loin pour trouver des baillons, parce que ça passait ce soir, que ça c'est passé pas si loin de çhez moi, parce qu'on en parle toujours ici tant qu'il en reste des témoins -à leur mort on pourra enfin ouvrir le procès en paix !- ; parce que, j'avoue, ce n'est pas comparable ;  mais est-ce parce que qu'elle affiche ses baillons qu'eux seuls aient besoin d'être ôtés ? Notre chose publique aime parfois ses oeillères...

par Gabrielle
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Vendredi 11 avril 2008

Encore vous manque-t'il le raisonnement des percussions dans la vallée, basses des pehu et to'ere clairs...
Déçue, défaite et affectée... Anxieuse, prouvant l'espoir... Pause.
... Sereine...

Vue du balcon, ce soir ou un autre...
par Gabrielle publié dans : Instantanés
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Mardi 8 avril 2008
Eh, muse, où es-tu aujourd'hui ?
Flamèche en mon coeur incertain
Eteincelle aux brumeux desseins
Serais-tu partie de nuit ?

Quel origine à ce dépit ?
T'aurais-je par trop offensée
Pour que tu me tienne écartée
De toi incitation chérie ?

Ta présence au souffle aérien
Aurait disparue de mon sein ;
Si tu as quitté mon chemin
Oh muse ma muse reviens.
par Gabrielle publié dans : Divers
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Mercredi 19 mars 2008
Des centaines qui sont mêmes, mais surtout ne leur dites pas, pour eux ne sont-ils pas uniques ?
Main dans la main, yeux dans les yeux ; ou doigt pointé sur une quelconque observation captivant les deux regards, ils font sourire ou grimacer les passants, quoi qu'à vrai dire bien plus souvent indifférents.

Ils vont, graves ou souriants, ils ignorent ou sont conscients de leur chance, ils pensent souvent à celle de s'être trouvé, moins à celle d'être en un lieu qui le permet.
Ils sont beaux, ils sont laids, ils sont assortis ou étrangement pas.
Ils sont jeunes, interminables baisers aux langues impétueuses mais hésitantes palpations ; ils ont les gestes assurés d'une longue expérience, avec l'autre, avec d'autres ; ils se découvrent ou se connaissent, ils s'exhibent ou se planquent.

Ils sont mille et un, intemporels et pourtant ceux d'aujourd'hui ne sont plus comme dans le temps, vous dirons les moues plissées de rides amères ou paisibles. Et pourtant ils ne sont pas sans leur rappeler tant d'années, voire font parfois se croiser les regards encore brillants dans les visages ridés d'un temps passé ensemble, dont les mains tavelées savent encore se trouver.

Ils se croient uniques et se savent inscrits dans une trame où se succèdent des milliers comme eux, chacun ou presque clamant son "nous c'est différent", au moins un temps. Ils n'ont pas tord après tout, il si le modèle est le même, est-il possible de trouver deux êtres pareils ? Alors deux constructions d'êtres...

Ils sont comme tout, stéréotype d'un amas d'uniques.


A la réflexion ces quelques lignes qui me sont venues dimanche dernier -quand il est parti... la distance revient, pour un temps encore avant de la réduire définitivement ; il n'empêche que foutre sa "moitié" dans un avion pour l'autre bout du monde, cette métropole qui est mienne malgré mes pénates provisoires presque au plus loin de ses terres outremer, reste assez peu joyeux-, me sont venues donc, peut être l'influence n'y est-elle pas pour rien du "Couple", qui analyse plutôt sympathiquement l'hydre bicéphale -à deux têtes et souvent à deux dos d'ailleurs-.
par Gabrielle publié dans : Divers
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