Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 21:12
Allez prend la vie comme un jeu !

Mauss, il y a quelques mois envahissait mes oreilles. Accroche agréable, ouais, m'enfin c'est plutôt dix-sept que vingt ans son truc là... Cependant c'est pas faux.

Et puis en soufflant les bougies c'était de plus en plus vrai. Joli ce coup de vieux et toute la vie devant toi !
Encore une fois, petit comité. Cette fois, il fallait un peu plus de vaillance pour sourire, plaisanter, et surtout ne pas croiser en trinquant avec la tablée. Les flammes trop nombreuses avaient rendu la coupe amère.
La dizaine supérieure, mine de rien m'en a fichu un coup. La vie reste encore pas mal avenir en effet, mais déjà deux décennies derrière ; tout ça pour ça ?! L'impression si souvent d'avoir loupé tout ce qu'on a vécu en général avant ça.

A peine le temps d'avaler la fin de l'enfance, déjà faut-il se résoudre à sortir de l'adolescence, du moins en être considéré comme. Catégorisé jeune sans avoir l'impression d'être passé par ce que ça représente, puis jeune et adulte.
Attendez, attendez, ça ne va pas là, pas déjà ? L'âge c'est pas comme à l'école, on peut passer dans la classe supérieure sans avoir rempli toutes les cases proposées. Du coup, platitude mais ça vous file entre les doigts. Et pas grand monde avec qui écluser mon envie de bouteilles, de rires et d'oubli.

Et puis je ne sais pas danser.

Merde, merde, merde, pas déjà.
Par Gabrielle - Publié dans : Cité
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 21:55
S'est étonnée une petite dame, nuage de parfum poudré sortant du Franprix, au SDF installé près de l'entrée.
Par Gabrielle - Publié dans : Instantanés
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 19:00
Dernières journées avant l'hiver, fin de week end avant le retour parisien. J'aime toujours autant mon coin de campagne au bord d'une Loire changeante qui a bien gonflé depuis l'été.



Claire et sèche, tiède et colorée d'automne... Une belle journée pour une ballade en vélo, voire peut être même un pique nique.




Par Gabrielle - Publié dans : Instantanés
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 19:44

Ni souvenir d'après-midi ni de fou-rires complices. Pas d'éclate en boite et pas de cuites en soirées. Pas de danses et rien d'intense. Ni ami d'enfance ni retrouvailles quotidiennes souriantes. Ni bouffes sympas ni coup de fils interminables. Ni confidences ni conseils.

Mon ballet s'effectue en solo, et mes sorties par amis interposés, quand une connaissance daigne, ou pense à m'y inviter. Mes journées se passent en silence, mes soirées cloîtrées, mes week ends en famille.

Un jour on croise dans le bus des lycéens qui se marrent et on se demande comment on a fait, merde quoi, pour jamais en être. Un jour on termine sa laborieuse journée et l'oreille accroche les conversations d'autres étudiants ; on songe qu'à âge égal, merde tout ce qu'on a manqué !

On ne revient pas en arrière et tout ne peut pas se rattraper.

 

Est-ce ma faute si je ne vous aime pas ? Sans doute un peu, c'est certain. Il me coûte de cultiver la relation avec quelques uns que je n'apprécie pas. Il me coûte plus encore de ne fréquenter personne, mais le mode d'emploi s'est un peu jauni avec le temps et je ne sais plus trop où il est passé.

 

Et si vous ne... L'inverse est plus pathétique encore et par trop larmoyant. J'ai des mouchoirs à portée de main et préfère croire encore en mon incapacité à trouver ces gens biens, avec qui s'entendre et se fréquenter.

 

Quelques uns arrivent. Le solo s'est fait duo, un temps. Vrai que le net facilite les échanges et certaines rencontres virtuelles. A croire que là je me débrouille presque un peu. Je séduis par écran interposé, mais rarement ceux qui me plairaient !

Rarement, ce n'est pas jamais. Ce n'était évidemment pas parfait ; j'apprends progressivement qu'il paraît que ça ne l'est jamais.

 

Le duo permettait de sortir un peu. Voir ses amis, c'était toujours voir du monde où j'étais acceptée, légitime sinon attendue ou vraiment appréciée -et réciproquement m'étaient-ils.

Le voir c'était parler, de rien bien sûr -en cas contraire, c'aurait peut être un peu plus longtemps collé- ; de tout ce qui fait le quotidien et les échanges légers.

 

Une histoire d'amour et aucune d'amitié. Sans doute pour ça qu'il m'est si difficile de mettre un terme à la première. Quand on vit socialement par procuration, faut pas rompre c'est trop con.

Ou accepter d'être doublement seule. Comme avant.

 

Bien pire qu'avant.

Par Gabrielle - Publié dans : Rejet
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 20:06
Au début, après le calvaire administratif des inscriptions, formulaires et bureaux à en perdre la tête pour peu qu'un peu de malchance s'en mêle... On est si fier de sa carte d'étudiant, étudiant de Paris, ça claque pour la provinciale.
Beaux quartiers, vie de la capitale, expositions et musées, sorties et fêtes à volonté !
Et même, la carte, avec Sorbonne écrit dessus. Pas la vraie, pas tout à fait, mais Panthéon n'est pas si mal quand même, ça fait toujours un peu classe.

On désenchante rapidement. Mine de rien, les deux premières années ont de quoi désenchanter. Pas qu'on veuille du luxe, et pas que le quartier soit si attroce (aujourd'hui du moins, il en allait peut être moins lors de l'installation là bas des locaux). Mais il y a quand même des limites ; si le fond est très bon -cours et bibliothèque en particuliers-, la forme laisse quelque peu à désirer.
On s'imaginait mal casé dans des tours version béton et verre fumé, peinture pâlotte ornée de graffitis, ascensceurs capricieux ou escaliers quasi de service... Amphis aux sièges défectueux, aux innovations -prises de courants ou projecteur- plutôt éphémères. Mais aux tags distrayant, à défaut de proposer tant de réflexion.

Et après tout les étudiants prennent ça avec humour, et se regrouppent même autours de ces divers désagréments.


Puis... Après deux années de bons et loyaux services, les rescapés -des amphis soporifiques, des dissertations fumeuses et des listes de dates/formules/lexiques à ingurgiter, voire même des grèves à répétition- accèdent enfin au vrai, au beau.
Où Tolbiac concilie merveilleusement les désagréments du défraichis sans avoir le moindre charme de l'ancien, faut avouer que la Sorbonne en jette un peu. Fini les salles cubiques aux plafonds bas et carrelages branlants. Place à la hauteur, moulures en haut et plancher en bas. Couloirs ornés de peintures, sculptures dans la cour -présence d'une cour, déjà- encadrée d'une certaine qualité d'architecture.

Un peu plus de snobisme aussi.
Il est assez exhaltant, en sortant de tomber nez à pierres avec le Collège de France. Par une autre sortie c'est Louis le Grand, et une concentration encore plus élevée de petits jeunes bien habillés.
Assez amusant d'arpenter les pavés de la "cours d'honneur" avec des compagnons de promo, tantôt version chaussures de cuir vernies, sacoche griffé façon dandy parisien, tantôt jean-baskets usées ; souvent confrontant lieux d'origines, parfois accents ou langues maternelles.

Bien sur y'a toujours la pluie et la grisaille, les tarifs affolants et les étages à grimper jusqu'à son placard d'étudiant -encore que le mien soit plutôt luxueux, songez, j'ai même le droit aux wc-.
Mais finalement, les années d'étudiant à la capitale ont une certaine saveur, certes fallotte mais, dans les jours d'optimisme, non moins agréable.
Par Gabrielle - Publié dans : Instantanés
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